"La vois-tu?" Paréidolie statique et cristalline

La vois-tu cette femme nue? Elle danse, légère, espiègle. Elle lève les bras au ciel, au vent, aux astres. Elle a les jambes dans le sol. Enracinée, elle rêve qu'elle vole, elle interprète ce rêve, elle se libère de ses chaînes, elle traîne son parfum, elle filtre l'instant, le purifie de sa candeur, de sa hauteur. Ce qu'elle est haute! Ce qu'elle est grande! Ce qu'elle diffuse se propage jusqu'à l'émoi.

La vois-tu cette vieille mégère? Elle est jalouse, elle est blessée. Elle parait pleine de mauvais sentiments. Elle lui en veut à la danseuse, d'être si belle, de m'emporter. Elle nous regarde d'un oeil de verre, d'un cœur de guerre. Elle pense peut-être pouvoir agir, distiller sa haine en maladie. Une bactérie bien invincible, qui tâche, qui souille, qui s'inocule.

La vois-tu cette vengeuse masquée? On ne la voit pas car elle le veut. On la distingue car elle est juste mais c'est la dernière à être vue. Elle ne dit rien, elle a raison. C'est la plus sage, non sans passion. Si elle est là, nulle innocence, elle veille au grain comme d'habitude. Elle nous permet de rebondir, rester vaillant et s'en sortir. Elle est plus belle que tout au monde mais elle connaît la loi des sens. Elle s'en joue très habillement pour que l'homme aille au firmament.


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