La TéLé M'éTreiNT 2, par camarade dali de clair


L'homme au judas (ou le présentateur du JT)


L'oreillette, la luette, l'oeillère et le judas en points de mire.

En faisant mes emplettes,
à l'oreille, l'oreillette,
l'oeillère aux yeux,
la luette qui glotte
et le judas qui me tripote.

Non, l'oreillette ne me quitte pas,
le verbe à la mode,
la mode du mot caché
pour tout polyglotte qui s'ignore.

L'oreillette me tient compagnie
quand je culbute avec Tati,
quand je lis les dépêches en catimini.
C'est ma dette envers l'oreille,
ma voix vis-à-vis des hémisphères éphémères.

Je l'ignore qui me chuchote,
cet écho qui me trouble;
ma voix de songe,
et mes gestes de singe.
La schizophrénie qui m'amplifie,
aveugle face à la caméra qui me braque
sans que je craque.
Je regarde par le judas,
ma lorgnette sur le nez.

Quand je t'entends, il y a de la joie,
du printemps à l'automne.
Du franglais au frallemand,
tout m'est dicté et redit
tandis que je fixe,
le lobe du globe, tout ouie
qui absorbe
mes glapissements, mon glas.

Les yeux globuleux
Globe-trotters du global
globulaire globine
sur le prompteur outrecuidant qui fouine.
L'oreillette et Perette,
à l'orée du bois,
confidences sur l'oreiller, je suis tout ouie.

Et quand l'oeil allumé,
le voyant rouge,
le judas pâle
et le voyeur surpris,
elle tombe en pleine phrase,
je sors du coma et je m'entends dire tout haut ce que mon
oreillette pense tout bas.

Dali De Clair ©

La mire a une part de marché: 50.000 spectateurs. Je lui dédie ce poème grimaçant.
03/01/16



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